Toulon (83) : le SDPM intevient pour défendre les policiers municipaux, Force Ouvrière critique...

Publié le 12 Juin 2014

Chistophe SACCHIERO, Délégué du Var à Toulon (83).

Chistophe SACCHIERO, Délégué du Var à Toulon (83).

Lors de la finale du Top 14 (Rugby), le 31 mai dernier, des évènements ont gâché la fête dans les rues de Toulon. Les Policiers Municipaux ont dû faire face à de véritables violences urbaines.

Le SDPM saisit par sa délégation locale et les Policiers Municipaux, est intevenu auprès du Sénateur-Maire afin de le sensibiliser sur les évènements qui ont eu lieu et le manque de moyens auxquels les agents ont été confrontés.

Les violences qu'a connu Toulon cette soirée là, ont pu être médiatisées grâce à l'intervention énergique de notre délégué, sans quoi, une fois encore, elles auraient été passées sous silence, et le travail des policiers municipaux oubliés.

Bien entendu, notre intervention ne plaisant pas à Farce Ouvrière qui se réclame majoritaire des fonctionnaires territoriaux (et des policiers municipaux ?) a rédigé une belle lettre au Sénateur-Maire, ces syndicalistes indiquant qu'ils ne cautionnaient pas notre intervention, mais qu'ils demandaient des réponses...à quoi ? (sic).

On se demande d'ailleurs ce que FO ne cautionne pas : la demande de moyens de protection ?

En attendant, on ne sait pas ce que ce syndicat généraliste a fait pour défendre la profession à Toulon (83).

Plutôt que de perdre leur énergie à attaquer le SDPM, ces syndicalistes auraient mieux fait de la dépenser à défendre les Policiers Municipaux.

Le SDPM n'est peut être pas majoritaire des agents territoriaux de Toulon, par contre il connait le nombre d'adhérents qu'il possède à Toulon et dans le Var, et qui ne cesse d'augmenter...

 

Toulon (83) : le SDPM intevient pour défendre les policiers municipaux, Force Ouvrière critique...
FO défend magnifiquement les Policiers Municipaux de Toulon (sic).

FO défend magnifiquement les Policiers Municipaux de Toulon (sic).

SDPM

SYNDICAT DE DEFENSE DES POLICIERS MUNICIPAUX

   

Richard MOUSSET

Secrétaire Général

 

le 6 juin 2014

                                Monsieur Hubert FALCO
                                Sénateur-Maire
                                83000 TOULON


Objet : DROIT D'ALERTE

Monsieur le Sénateur-Maire,

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin dernier,  les policiers municipaux de votre commune ont été chargés de la sécurisation aux abords du stade Félix Mayol lieu où était retransmis la finale de rugby de Top 14 entre le club Toulonnais et le Castres Olympique.

Les évènements de cette soirée vous ont sans aucun doute été rapportés, je n'y reviendrais donc pas.

Dans une circulaire du 20 juillet 2011 adressée au Préfet de Police et à Mesdames et Messieurs les Préfets, le Ministre de l'Intérieur a souhaité leur rappeler l'interdiction des missions de maintien de l'ordre aux agents de police municipale.

En vertu de l’article L. 2212-5 du CGCT, les agents de police municipale, sans préjudice de la compétence générale de la police nationale et de la gendarmerie nationale, exécutent, dans la limite de leurs attributions et sous l’autorité du maire, les tâches que ce dernier leur confie en matière de prévention et de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques. 

Aussi, vous n'êtes pas sans ignorer que les policiers municipaux ne peuvent se prévaloir du droit de retrait, lorsqu'ils exercent leurs fonctions dans le cadre d'une des missions de secours et de sécurité des personnes et des biens.

La retransmission sportive du 31 janvier écoulé a rassemblé plus de 10 000 spectateurs  dans le stade Félix Mayol ; Il s'agit donc bien là  d'un rassemblement de grande ampleur qui aurait dû amener les services de l'Etat à mettre un dispositif préventif de maintien de l'ordre  à proximité du stade voir même éloigné, mais prêt à intervenir.

Un dispositif de surveillance composé de policiers municipaux a été mis en place par Monsieur le Directeur de la Police Municipale tant aux abords du stade qu'aux intersections de routes pour réguler la circulation. Ce dispositif préventif et dissuasif n'aura malheureusement pas suffit pour empêcher des individus capuchés de dégrader des véhicules dont celui de la police municipale, et de prendre à partie un automobiliste. Faisant face à une foule très hostile les policiers municipaux ont fait preuve de professionnalisme et d'un courage exemplaire. 

Malgré les jets de projectiles  (bouteilles, chaises, tables, piles, barrières de police, etc) ils ont extrait un automobiliste qui se faisait tabasser par des individus afin le mettre en sécurité ; Ils sont aussi intervenus sur des départs de rixe ; 

Ils ont en outre procédé à deux interpellations. A aucun moment ils n'ont cédé le terrain à cette centaine d'individus qui n'avaient qu'une seule envie, casser, tabasser et en découdre avec les policiers municipaux.

Comme vous le savez, à plusieurs reprises vos policiers municipaux ont sollicité des renforts de la police nationale, renforts qui ne sont jamais arrivés. Fort heureusement, un soutien du Directeur de la police municipale et de 4 policiers municipaux sont arrivés rapidement pour renforcer leurs collègues en difficulté.

Le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux constate une fois encore que la dure réalité du terrain vécue par les policiers municipaux des villes urbaines est bien méconnue de nos plus hautes personnalités politiques. La surveillance du bon ordre ne doit pas se traduire en mission de maintien de l'ordre, les policiers municipaux ne sont pas équipés pour cela.

Il y aura encore des rassemblements de grandes ampleurs à TOULON et dans d'autres villes (Match de football ou de rugby, concerts, fête de la musique, bal du 14 juillet etc....) Les policiers municipaux répondront bien évidemment toujours présents pour assurer la sécurisation aux abords de ces manifestations sans toutefois pour nombreux d'entre eux être équipés de moyens de protection. 

Les policiers municipaux ne peuvent se prévaloir du droit de retrait ; Ils doivent assurer la sécurité sans pouvoir compter en cas de débordement sur les Forces de sécurité de l'Etat qui peuvent être engagées sur d'autres missions. Pour ces deux raisons le S.D.P.M invoque par conséquent le « DROIT D'ALERTE » et présente les revendications suivantes :


    Dotation d'extincteurs « gel » (les agents ont été impactés par le gaz lacrymogène lors de leur intervention)
    Dotation de casques de protection et de boucliers (protection des agents et aussi des particuliers contre les jets de projectiles. Vos agents ont pris des risques importants pour extraire un automobiliste pris à partie par des individus au cours de la soirée)
    Lanceurs de balle de défense B.3ème et pistolets à impulsion électriques B.6ème;
    Chiens de défense (particulièrement dissuasif)
    Un effectif de policiers municipaux plus conséquent lors des manifestations de grande ampleur.


Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2014, les policiers municipaux ont fait preuve d'exemplarité. La population Toulonnaise peut être fière de sa Police Municipale.  

Pour leur action méritoire il serait juste que les policiers municipaux qui sont intervenus cette nuit là soient décorés de la médaille du Courage et Dévouement et/ou la médaille de la Sécurité Intérieure, ou la médaille d'honneur communale.

Le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux vous remercie de l'intérêt que vous porterez à la présente, et reste à votre entière disposition si vous le désirez.

Je vous prie de croire, Monsieur le Sénateur-Maire, en l'expression de mes salutations très respectueuses.

                                Richard Mousset
                                Secrétaire Général du SDPM

 

IL ETAIT EVIDENT QUE FORCE OUVRIERE NE POUVAIT CAUTIONNER L'INTERVENTION PLUS QUE LEGITIME DU SDPM !

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