Bussy-Saint-Georges (77) mouvement d'humeur des policiers municipaux

Publié le 18 Décembre 2014

Bussy-Saint-Georges (77) mouvement d'humeur des policiers municipaux

Le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (S.D.P.M.) et le syndicat C.F.T.C. ont décidé d'appeler à une journée d'action  le 6 Janvier 2015.

 

Sous l'ancienne municipalité les Policiers Municipaux de Bussy-Saint-Georges avaient déjà tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer des dysfonctionnements au sein de leur service et leurs conditions de travail. La nouvelle municipalité a elle même été alertée, et la fin de non recevoir lors d'une dernière rencontre entre l'édile municipale et le représentant du S.D.P.M a donc été l'élément déclencheur de l'action à venir.

 

Les représentants du S.D.P.M et de la C.F.T.C. ont été reçus en Mairie de Bussy-Saint-Georges pour réclamer à juste titre d'ailleurs le paiement ou la récupération dans son intégralité des heures supplémentaires effectuées par les agents, et proposer un nouveau cycle de travail sans que celui-ci diminue pour autant la qualité du service public.

 

La municipalité de Bussy-Saint-Georges est restée muette à la demande des syndicats ; En effet celle-ci n'a pas été en mesure de leur communiquer l'avis du Comité Technique et la délibération du conseil municipal relatifs aux cycles de travail et bornes horaires de la police municipale. C'est une aubaine pour la collectivité, les bornes horaires sont dépassées, une partie des heures supplémentaires est bien payées mais le compte n'y est toutefois pas en fin de mois.

 

Aussi, la proposition faite par les syndicats sur un nouveau cycle de travail n'a pas été retenue alors que celle-ci aurait permis à la commune de diminuer le coût des heures supplémentaires tout en ayant plus d'agents sur la voie publique la journée et la nuit.

 

Les syndicats dénoncent en outre l'absence de Convention de Coordination qui devrait pourtant être passée entre le représentant de l'Etat et la commune. Sans cette Convention la police municipale n'a donc plus lieu de travailler entre 23 heures et 6 heures du matin ni d'ailleurs d'être armée. Les agents sillonnent malgré tout les rues de la commune la nuit sans pour que cela inquiète l 'autorité municipale.

 

Il devient difficile de travailler dans cette ville dans de bonnes conditions. Les policiers municipaux prennent la poudre d'escampette, plus d'une dizaine de poste sont actuellement vacants et d'autres agents sont à la recherche d'une mutation.

 

Les policiers municipaux doivent malgré tout répondre aux exigences de leur administration avec souvent que deux agents en service par cycle de travail y compris la nuit. Assurer la sécurité des 25 000 Buxangeorgiens 24 heures sur 24 avec un effectif particulièrement réduit, avec pour seul moyen de défense un bâton et une bombe lacrymogène, c 'est tout simplement mettre les agents dans une position inconfortable. Le commissariat de police nationale compétent sur la circonscription est en effet à plus d'un quart d'heure de Bussy-Saint-Georges ; Les policiers municipaux peuvent par conséquent être inquiets pour leur sécurité.

 

On se demande ce que fait la Direction de la police municipale qui devrait pourtant être proche de ses hommes et force de propositions auprès du Maire de la commune. L'ancien Maire a laisser la situation s'empirer  et la nouvelle édile municipale ne semble pas s'en inquiéter plus que cela.

 

La municipalité doit réagir vite et bien si elle ne veut pas voir sa police municipale tomber en désuétude. La sécurité des Buxangeorgiens ne doit pas être prise à la légère.

 

Richard MOUSSET

Secrétaire National du SDPM.

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