Journal de Saone et Loire : « Rarement senti une telle tension »

Publié le 14 Janvier 2015

Le Journal de Saône et Loire  Actualité

le 14/01/2015 à 05:00 

Clarissé JEAN-PHILIPPE, Policière Municipale assassinée par un terroriste le 8 janvier 2015.

Clarissé JEAN-PHILIPPE, Policière Municipale assassinée par un terroriste le 8 janvier 2015.

 

Cédric Michel, président du SDPM (Syndicat de défense des policiers municipaux), demande la généralisation de l’armement de poing pour les policiers municipaux.

Quel est le sentiment qui domine au sein de votre syndicat quelques jours après la mort d’une policière municipale à Montrouge et les attentats ?

Nous sommes très en colère. J’ai rarement ressenti une telle tension dans la profession. C’est notamment pour cela que nous avons demandé aux policiers municipaux non armés d’exercer leur droit de retrait de la voie publique, vendredi.

Quelles sont vos revendications à l’heure actuelle ?

L’armement des policiers municipaux est une revendication que nous avons depuis longtemps. Déjà, en 2010, nous en faisions la demande après la mort de notre collègue Aurélie Fouquet (ndlr : policière municipale abattue le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne au cours d’une tentative de braquage avortée). Jeudi, notre collègue a été abattue d’une balle dans le dos. On nous dit que face à kalachnikov une arme de poing ne sert à rien. Mais il vaut mieux un minimum de chance de survivre qu’aucune.

Comment réagissez-vous aux propos de Nicolas Sarkozy demandant sur RTL à ce que tous les policiers municipaux soient équipés d’une arme de poing ?

Concernant Nicolas Sarkozy, c’est bien de proposer. Il est dans son rôle de chef de l’opposition. Néanmoins, en 2010, il était président de la République. On nous avait dit qu’il y aurait de grandes choses pour la police municipale et au final, rien. Donc les discours de circonstance, je n’y crois qu’à moitié. J’attends de voir dans le temps si cette sincérité affichée aujourd’hui le sera demain.

Avez-vous été en contact avec les autorités par rapport à d’éventuelles mesures ?

Vendredi matin, nous devions rencontrer le ministre de l’Intérieur. En raison des événements, nous avons été reçus par son cabinet. Concrètement, on nous propose dans un premier temps de généraliser les échanges radio avec la police et la gendarmerie. Rien de plus. C’est misérable.

 

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