Val d'Oise et Armement : le SDPM obtient gain de cause !

Publié le 23 Septembre 2015

Val d'Oise et Armement : le SDPM obtient gain de cause !

Depuis plusieurs années, le SDPM lutte contre les représentants de l'Etat successifs qui refusaient l'armement des agents de police municipale sur tout le département et notamment à Saint-Brice-Sous-Forêt (95). Le SDPM a engagé divers recours, fait pression auprès des Elus, et médiatisé l'affaire.

Le SDPM est aujourd'hui heureux de vous annoncer que la Police Municipale de Saint-Brice-Sous-Forêt va être armée.

L'action du SDPM pour armer l'ensemble des Policiers Municipaux de France, n'est pas vainne et c'est un travail de longue haleine qui est indispensable pour les agents et nécessaire pour la sécurité publique locale.

Très bientôt, les policiers municipaux de Saint-Brice-sous-Forêt pourront partir en mission avec, à leur ceinture, un revolver. Lundi, la préfecture du Val-d'Oise a officialisé son feu vert.

Alain Lorand, le maire UDI de Saint-Brice-sous-Forêt, vient d’obtenir ce qu’il demandait depuis 2008 : l’armement de ses policiers municipaux. La décision est tombée lundi entre le préfet Yannick Blanc et le maire, lors de la signature de la convention de coordination entre les polices municipales et nationales. «La ville de Saint-Brice sera la première commune du Val-d’Oise à autoriser le port d’arme, avec un revolver P38 (catégorie B), pour ses policiers municipaux», se réjouit-on en mairie. L’avenant à la convention sera signé prochainement.

Alain Lorand a également insisté auprès du préfet pour le maintien du poste de police nationale au centre commercial des Vergers, qui doit fermer en 2017. Une nouvelle manifestation devrait avoir lieu avec les habitants du quartier concerné.

Le CDS Rosario Martoccia, chef de la police municipale : «On est dans un secteur à risque et l’armement s’impose»

Dans cette commune de 14 000 habitants, le quotidien des huit agents de la police municipale est proche des missions de la police nationale. Patrouilles, surveillances des biens et des personnes, présence à la gare de Sarcelles-Saint-Brice, sécurisation de la zone commerciale… «L’absence d’une arme décridibilise notre mission. De nuit sur un contrôle routier l’automobiliste en défaut fait la différence entre les deux polices et il n’hésite pas à insulter et même prendre la fuite», détaille le CDS  Rosario Martoccia, chef de service, depuis 2011, à Saint-Brice-sous-Forêt où cohabitent diverses communautés culturelles et cultuelles : israélites, assyro- chaldéens et musulmanes. Les attaques antisémites y sont de plus en plus fréquentes et les tensions augmentent.

L’absence d’une force de police nationale adaptées avait conduit la mairie à réitérer sa demande d’armer ses agents de police, alors que le maintien de l’ordre n’est pas de sa mission. «Armer la police municipale ça coûtera moins cher que la réforme des rythmes scolaires», justifait Alain Lorand, face au précédents préfets qui se sont succédés en refusant l’armement. « Mon argument repose avant tout sur un aspect psychologique.

Un policier non armé n’est plus qu’un gardien de square. 

«J’ai fait la guerre d’Algérie armé, alors que j’étais dans un service de santé», s’amusait à comparer le maire. «La police nationale de Saint-Brice ne sort pas de son poste et elle ne prend que des plaintes, et ses agents sont armés pour faire de la paperasse», ajoutait le maire qui allait jusqu’à penser que ses agents sont considérés comme des «supplétifs de bas niveau par la police nationale, juste bon à mettre des amendes, fouiller dans les poubelles. Des supers gardes champêtres en quelque sorte», ne décolèrait pas Alain Lorand.

«Un gardes chasse, la police de l’environnement, la police ferroviaire sont armés alors pourquoi pas notre police municipale ?»

«En attendant on a su nous mobiliser en soutien lors des émeutes à Villiers-le-Bel en 2007, ne manque pas de rappeller le capitaine Martoccia. On est dans un secteur à risque et l’armement se justifie. Une intervention sur un braquage qui tourne mal et ont est mort», persiste à s’interroger l’officier de la municipale, qui pense que ses agents sont tous aptes à porter une arme à la ceinture.

 

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