Communiqué : l'ancien grand patron de la police ne veut pas de police municipale, le SDPM répond !

Publié le 8 Octobre 2015

Pas de statuette de policier, national ou municipal, sur le bureau de Daniel Dugléry mais celle d’un pétanqueur. Montluçon se glorifie d’avoir « le plus grand boulodrome du monde » s’amuse son maire.

Pas de statuette de policier, national ou municipal, sur le bureau de Daniel Dugléry mais celle d’un pétanqueur. Montluçon se glorifie d’avoir « le plus grand boulodrome du monde » s’amuse son maire.

 

 Dans un article de presse récent, nous apprenons que l'ancien grand patron de la sécurité publique sous Jacques Chirac, devenu Maire de droite "Les Républicains" de Montluçon (03), ne veut pas de police municipale, car ce serait à l'état régalien d'assurer la sécurité.

Nous y apprenons aussi qu'il aurait arraché la ville aux communistes, il y a 14 ans...

On n'a pas de mal à comprendre que dans une ville ou l'idéologie communiste est fortement présente, il faut ratisser large plutôt que d'assumer ses responsabilités légales, au risque de perdre des voix !

Alors le SDPM, va rappeler la réalité légale et historique de la Police Municipale.

Contrairement à ce qui est indiqué, ce n’est pas à l’Etat « régalien » d’assurer la sécurité, alors que les maires recevraient une forme de « transfert » de compétences à ce sujet. Il s’agit d’une position bien connue idéologiquement, mais qui ne reflète pas la légalité.

Les Maires, depuis la révolution française, sont titulaires des pouvoirs de police sur la commune. A ce titre, ils sont responsables du bon ordre, de la prévention, de la sécurité, et de la tranquillité publique. Et c’est bien parce qu’ils sont représentants de l’Etat régalien dans la commune que cette compétence leur a été confirmée, au fil de l’Histoire, la commune étant une composante intégrale de l’Etat républicain.

Le Maire, Officier de Police Judiciaire, titulaire des pouvoirs de Police au titre du Code Général des Collectivités Territoriales et désormais du Code de la Sécurité Intérieure, possédaient déjà ces compétences sous l’empire du Code des Communes.

Il ne faut pas confondre le rôle de la Police Nationale, issu de textes réglementant son action, de la norme Constitutionnelle de la répartition des rôles de chacun en matière de sécurité : L’Etat est le responsable de la sécurité publique, et son représentant local est le Maire.

Ce n’est qu’une évolution récente dans l’Histoire, par le Décret-Loi Pétain-Darlan du 23 avril 1941, qui étatisa la Police dans les villes et créa ainsi la Police Nationale. Mais, jamais cette Loi, n’a abrogé le rôle et les responsabilités du Maire, en matière de sécurité publique.

Aujourd’hui, le rôle intrinsèque des forces d’état est d’assurer la police judiciaire, la lutte contre la délinquance affirmée sur le territoire national, alors que le rôle du Maire est bien de maintenir le bon ordre dans sa commune.

Avec la montée de la délinquance, une réorientation des missions, progressive, des forces d’état vers l’activité judiciaire, leur rôle primaire, s’opère. Les Maires, confrontés aux aussi à l’augmentation de la délinquance de voie publique, sont amenés de plus en plus vers le chemin sécuritaire en développant leur police municipale, rappelant qu’il s’agit là de leurs responsabilités.

Les Policiers Municipaux, exécutifs des pouvoirs du maire, sont des agents de Police Judiciaire Adjoint. Ils sont habilités à relever toutes les infractions, crime, délit ou contravention, par procès-verbal ou rapport, qui sont alors adressés après enquête au Procureur de la République. Leurs procédures font autant foi que celles des gendarmes ou des agents de la police nationale. Comme tout agent de la force publique, les agents de police municipale doivent interpeller tout auteur de délit ou crime flagrant et le présenter devant l’Officier de Police Judiciaire. Ils peuvent relever les identités des contrevenants, se faire présenter les documents des conducteurs de véhicules etc…  

Autant de compétences qui font du policier municipal un agent incontournable dans la lutte contre la délinquance, pourvu que leurs élus les connaissent ou veuillent bien les connaître.

Le SDPM ne cessera de rappeler auprès des élus et des administrés les missions et les risques qu’encourent les Policiers Municipaux dans l’exercice de leurs missions quotidiennes.

Le Bureau National. 

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