Armement des Policers Municipaux : le SDPM répond à François Bayrou

Publié le 2 Février 2016

Armement des Policers Municipaux : le SDPM répond à François Bayrou

Le SDPM, répond à François BAYROU, concernant son refus d'équiper les Policiers Municipaux d'armes à feu (cat. B).

 

Sur votre page Facebook en date du 30 janvier 2016, vous écrivez « assumer pleinement la sécurité au cœur des missions d’un maire » puis ajoutez « j’ai rendu un arbitrage en matière d’armement (de la Police Municipale ndr) avec l’interdiction des équipements létaux. C’est un choix que je crois juste car je ne veux pas que l’on puisse porter atteinte à la vie ».

Permettez-nous de nous étonner de cette prise de position.

Un arme létale ne sert pas à « porter atteinte à la vie » mais uniquement à préserver celle des innocents, policiers ou simples citoyens. Les terroristes, ou les truands n’ont pas ces scrupules.

A l’heure actuelle, seule une arme létale permet de neutraliser immédiatement un individu qui s’apprête à en assassiner un autre.

Les armements intermédiaires, de type flash Ball, ne sont pas destinés à cela.  

Vous commettez par là même, pour des questions d’éthique mal comprises, un pur sophisme. Vous considérez l’équipement des policiers comme une question philosophique, alors qu’il s’agit d’une question technique.

La légitime défense ne consiste pas à « porter atteinte à la vie » mais à la protéger.

Dans votre logique, doit-on considérer que la vie humaine des citoyens et des forces de l'ordre qui les protègent, vaudrait-elle moins que celle des assaillants ?

Ce point de vue, revient à laisser aux malfaisants la possibilité de tuer sans prendre de risque.

Pau n’est pas à l’abri d’un braquage, d’un fou furieux, d’un terroriste. Les tueurs et autres bandits de tous poils, ne s’arrêtent pas à la vue du panneau d’agglomération de votre ville.

Qui plus est votre simple exposition médiatique, fait de votre ville une éventuelle cible d’attaque terroriste. Les derniers évènements, nous ont démontré que la présence de ces individus ne se cantonnait pas à la capitale.

Si un drame survenait, vous devez être conscient que vos idées généreuses, vous feront porter un poids moral, extrêmement lourd.

D’éventuelles responsabilités, juridiques, de par votre refus de donner aux policiers un équipement adéquat, pourraient être mises en exergue. Nous serions alors, dans la nécessité de rappeler vos propos.

Le Bureau National

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