Attentat de Nice : des larmes et après ?

Publié le 20 Juillet 2016

Attentat de Nice : des larmes et après ?

Une fois encore, il est difficile de trouver les mots pour qualifier l'inqualifiable. L'ignominie à son paroxysme, la noirceur de l'âme de certains sous-homme ont répandu horreur et désolation, le soir de notre fête nationale du 14 juillet.

Les décideurs défilent, dans les médias, devant le peuple.

Tous font appel à l'unité nationale, face à la tragédie, au recueillement et au soutien des victimes. Ces actions sont nécessaires collectivement, pour épauler tous ceux qui ont été affectés par ces tragédies. La Fraternité nationale fait partie de notre devise.

Mais cela ne suffit pas, cela ne suffit plus.

On ne gagne pas une guerre asymétrique contre le terrorisme, avec des pleurs, des fleurs et des déclarations de bons sentiments. L'état d'urgence n'est pas en soi un gage de sécurité, et la preuve est qu'il n'a malheureusement pas empêché cet acte terroriste.

Le Ministre de l'Intérieur a rappelé la réserve opérationnelle, et c'est une bonne chose, car dans cette guerre qui sera appelée à durer de longues années, nous aurons besoin du maximum.

Mais le maximum n'y est pas : comment appeler des réservistes et prétendre développer tous les moyens de sécurité alors que chaque policier de France n'est pas individuellement armé ?

En effet, moins de 50% des Policiers Municipaux sont équipés d'armes à feu.

Tous les Policiers Municipaux de France sont formés, et la profession a déjà payé un lourd tribu dans la lutte contre la délinquance, l'insécurité et le terrorisme. Des maires, persistent dans l'irresponsabilité en refusant d'armer leurs agents, mettant en jeu ainsi non seulement leur vie, mais aussi celle de leurs administrés.

Un Policier, municipal ou national, s'il ne peut assurer sa propre sécurité ne pourra assurer celle des administrés.

Christian ESTROSI, aurait écrit la veille de l'attentat, au Ministre de l'Intérieur pour demander le renforcement des moyens de la Police Nationale et de la Police Municipale. Soit, nous en prenons acte.

Mais, par honnêteté intellectuelle nous devons dénoncer cette escroquerie : Christian ESTROSI est Vice-Président de l'Association des maires de France et depuis des années, ce lobby tout puissant refuse "à l'unanimité" :

- l'armement généralisé des policiers municipaux, laissant libres les maires d'être irresponsables et de ne pas armer leurs agents ; 

- la revalorisation du statut des policiers municipaux ;

En tant de guerre, il n'y a pas à tergiverser : nous allons armer des réservistes et laisser désarmés des professionnels formés ? 

Les Policiers Municipaux doivent être équipés en armement, de la même manière que leurs homologues de la Police Nationale. Une fois encore, cet attentat nous a démontré que les Policiers Municipaux sont les premiers intervenants sur tout type d'évènement et qu'ils encourent les mêmes risques que les Policiers Nationaux.

Les Policiers Municipaux, doivent pouvoir avoir accès à l'ensemble des fichiers, comme leurs honomogues nationaux : face au terrorisme, la réactivité doit être immédiate. Si un Policier Municipal n'a pas les moyens de vérifier lors d'un contrôle, si une personne est douteuse, c'est peut-être un attentat qui ne sera pas déjoué : car il y aura malheureusement bien d'autres attentats.

Le SDPM propose également que les Maires puissent activer leur "réserve de sécurité civile" et l'affecter à des tâches préventives mais nécessaires : être des yeux et des oreilles actives partout dans la ville et alerter les forces de l'ordre si besoin, tout comme être immédiatement présentes pour porter secours.

Le fond du problème interne doit aussi être attaqué : ce cancer qu'est le communautarisme. Les imams douteux, ceux qui font appel à la haine, à la rebellion doivent être traduits devant la Justice, interdits d'exercer et si besoin expulsés.

Les associations supports des discours communautaires doivent être surveillées, bridées voir interdites : elles cultivent la division, incitent au repli sur soi, font lit des échecs pour accuser la France, et développer victimisation, haine et rancoeur. 

Il n'est plus possible que ces associations perçoivent de l'argent public, que leurs porte-paroles puissent s'exprimer publiquement dans des établissements tels que les universités. Nous devons leur couper le micro, et tarir la source. Enfin, les terroristes en puissance, doivent être pourchassés. 

Il est tant que chaque citoyen interpelle les décideurs, de l'élu de proximité, au plus haut niveau.

Le Président du SDPM

C. MICHEL

Repost 1