Nancy : Réponse à l'hypocrisie du Ministère de l'Intérieur pour la sécurité dans les communes

Publié le 25 Janvier 2017

Bruno LEROUX, Ministre de l'Intérieur à Nancy - Photo Est-Républicain

Bruno LEROUX, Ministre de l'Intérieur à Nancy - Photo Est-Républicain

Vendredi 20 janvier dernier, le Ministre par intérim Bruno LEROUX, s'est déplacé à Nancy pour la signature d'une convention de coordination, préalable à l'armement de la Police Municipale.

Rappelons pour mémoire, que l'armement de la Police Municipale a été une revendication portée par le SDPM auprès du maire de Nancy, comme d'ailleurs auprès de tous les maires de France.

Néanmoins, le SDPM vient dénoncer ici l'honteux discours du Ministre de l'Intérieur, empreint de xyloglossie étatique habituelle, au service de la fumeuse Association des Maires de France.

Car en effet, le Ministre a-t-il déclaré, "être prêt à ouvrir le débat" dans le cadre de la Loi sur la sécurité publique, tout en rappelant être attaché "à la libre administration des communes" et respectant les politiques de sécurité des maires locaux.

Quelle hypocrisie ! Quelle hypocrisie de l'Etat qui permet à une multitude de maires irresponsables de ne pas armer les policiers municipaux et de mettre - en toute connaissance de cause - en jeu, leur intégrité physique voir vitale.

Le Ministre aurait-il oublié que ce sont ses prédécesseurs, qui ont demandé par voie de circulaires à tous les maires de France, d'exercer la sécurité sur leur commune et en particulier sur tous les lieux sensibles ?

Le Ministre a-t-il oublié les mots de François HOLLANDE, Président de la République, devant le Congrès et devant l'Association des Maires de France ?

A aucun moment jamais, il n'a été question de laisser la liberté aux maires d'exercer ou non, leurs responsabilités de Police ! Bien au contraire, il était question de leurs rappeler leurs responsabilités légales et morales devant leurs concitoyens face au terrorisme et l'insécurité.

Cette collusion entre l'Etat et l'AMF qui confine à la lâcheté a pour effet, de "mettre du bleu dans la rue" afin de rassurer la population, mais permet aussi à certains maires inconscients de ne pas armer leurs policiers municipaux, afin de ménager quelques électeurs aux âmes sensibles et aux tendances libertaires et balsamiques.

C'est à juste titre, que M. François GROSDIDIER, Sénateur et Rapporteur de la Loi sur la Sécurité Publique au Sénat, a amendé ce projet pour y inscrire les Policiers Municipaux, dans le cadre de l'usage des armes, à la demande du Syndicat.

Les Policiers Municipaux constituent la première force de sécurité sur la voie publique. Ce sont les primo-intervenants sur tous les évènements.

Face au terrorisme grandissant, tous ceux qui s'opposeront à ce projet porteront une très lourde responsabilité, lorsqu'un Policier Municipal n'aura pas pu protéger sa vie et celle de ses concitoyens face à un loubard ou un terroriste qui sont tous, sans exception armés.

Diffusion : la plus large possible.

 

Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale, de la police rurale et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs.

Article L2212-1 du Code général des collectivités territoriales

La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques.

Article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales

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