Le SDPM dans le FIGARO : Les caméras-piétons pour les policiers obligatoires dans les zones sensibles

Publié le 1 Mars 2017

Le SDPM dans le FIGARO : Les caméras-piétons pour les policiers obligatoires dans les zones sensibles
Le SDPM dans le FIGARO : Les caméras-piétons pour les policiers obligatoires dans les zones sensibles

VIDÉO - Certains les ont surnommés les “caméras anti-bavure”, ce mercredi 1er mars entre en vigueur le décret systématisant l'utilisation de la caméra individuelle lors des contrôles d'identité dans les zones de sécurité prioritaires (ZSP).

Expérimentées depuis 2014 sur certains sites, les caméras-piétons des agents de police dans les Zone de Sécurité Prioritaires (ZSP) ont été rendues obligatoires par un décret de la loi Égalité et Citoyenneté entrant en vigueur ce mercredi. Ce dernier encadre «l'expérimentation de l'emploi de caméras individuelles par les agents de police municipale dans le cadre de leurs interventions.»

Ce dispositif sera testé jusqu'au 3 juin 2018 dans 23 secteurs, dont les «ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronnes, ainsi que dans des départements comme la Haute-Garonne ou bien les Alpes-Maritimes» a détaillé le ministère de l'Intérieur. Après cette année d'essai, «les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie Nationales remettront au ministre de l'Intérieur un rapport d'évaluation sur l'impact de ces enregistrements systématiques sur le déroulement des interventions» a précisé place Beauvau.

Alors que la police et la gendarmerie sont actuellement équipées de 2 600 caméras-piétons, ce chiffre sera “au moins doublé” selon le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux. Il a demandé aux services du ministère «de passer dans les meilleurs délais un nouveau marché afin de doter, dans les prochains mois, l'ensemble des militaires et fonctionnaires intervenant en ZSP de caméras-piétons».

Apaiser la relation lors d'un contrôle d'identité

Alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers sensibles, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l'objet un jeune homme à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) début février, le gouvernement a estimé que ce dispositif «apais(ait) la relation lors d'un contrôle».

Interrogé par Le Figaro lors du vote de la loi fin décembre, Jean-Christophe Duhamel, du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) estimait que ces caméras-piétons pouvaient «limiter les accusations mensongères contre les agents» et «représenter une preuve évidente de la bonne foi» de ces derniers.

Mais pour lui, «ce n'est pas une sécurité supplémentaire lors des interventions». Le syndicaliste jugeait cette mesure insuffisante, en déclarant: «Nous, ce que nous voulons c'est être systématiquement armés, car nous avons affaire à des délinquants armés, il n'y a donc pas de raison que l'on ne puisse pas se défendre».

Alors que Bruno Le Roux affirmait début février que le déclenchement serait obligatoire, Médiapart précise qu'il n'est pas automatique sur les modèles choisis. Il doit être déclenché par le fonctionnaire, ce qui peut donner lieu à des oublis. Néanmoins, le ministre de l'Intérieur affirmait début février que ce dispositif était «bien plus opérationnel qu'un récépissé, qui entraînerait une forme de lourdeur.»

Cette mise en place systématique des caméras-piétons dans les ZSP fait actuellement l'objet d'un décret en cours d'examen par le Conseil d'État. 

D'après lefigaro

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