Perpignan(66) - Légitime défense : cette nuit la Police Municipale a ouvert le feu.

Publié le 29 Mars 2017

Cette nuit, la Police Municipale de Perpignan a été contrainte d'ouvrir le feu, sur un véhicule qui lui fonçait dessus. Le Procureur a déclaré qu'il n'y avait aucun doute sur la légitime défense.

Perpignan(66) - Légitime défense : cette nuit la Police Municipale a ouvert le feu.
Perpignan(66) - Légitime défense : cette nuit la Police Municipale a ouvert le feu.
Perpignan(66) - Légitime défense : cette nuit la Police Municipale a ouvert le feu.

Un jour à peine après avoir été dotés de leurs nouveaux pistolets automatiques 9 mm, les services de la police municipale de Perpignan auraient été contraints d’en faire usage dans la nuit de mardi à mercredi en centre-ville

Selon les premiers éléments, tout aurait démarré vers 3 heures du matin quand les agents communaux ont repéré un véhicule s’engageant dans la rue Foch en sens interdit.

Seul à bord, le conducteur aurait refusé de s’arrêter et aurait continué sa course, poursuivi par la patrouille, aurait traversé le boulevard Felix-Mercader, aurait tenté de s’échapper par une contre-allée, prise à contresens, et se serait retrouvé bloqué par les forces de l’ordre. De là, il aurait foncé sur un véhicule de service, tandis qu’un policier municipal aurait évité de justesse la collision et aurait sorti son arme, ouvrant le feu à deux reprises.

Le chauffard aurait alors foncé sur un autre véhicule, lourdement endommagé, avant de s’immobiliser à l’angle de la rue du Vallespir contre le mur d’entrée d’une maison particulière. Laquelle garde en souvenir de cette folle équipée, un impact de balle transperçant le portail du jardin.

Le suspect, agé 17 ans et circulant sans permis au volant d’une voiture volée, a été placé en garde à vue pour «violences avec arme par destination sur personne dépositaire de l’autorité publique», confirme le procureur de la République Jean-Jacques Fagni. À l’issue de son audition, il a été déféré puis, au vu de son âge, laissé libre sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention (le parquet avait requis la détention provisoire) dans l’attente des suites de l’enquête confiées à la police nationale.

Comme toujours en pareil cas, une autre procédure a été ouverte concernant les circonstances de l’usage de l’arme par l’agent dans le cadre de la légitime défense. Pour ce, les bandes de vidéosurveillance ont été exploitées et «les circonstances ne prêtent pas à confusion sur cet épisode», précise le procureur. «Ça a duré une fraction de seconde, rajoute Chantal Bruzi, adjointe chargée de la sécurité. Le véhicule est arrivé à vive allure. Une balle a-t-elle ricoché? Tout est possible. C’est malheureux que l’on fasse usage des armes, mais c’est important que l’on puisse interpeller quelqu’un qui met en danger la vie d’autrui en roulant en sens inverse sur plusieurs rues. Et j’ai été rassurée que celui-ci, ni personne d’autre, n’ait été blessé».

«Dans mon jardin pour récupérer la douille»

C’est devant le portail de Monsieur M. que s’est achevée la course-poursuite. Portail désormais percé d’un impact de balle. «J’ai entendu sonner dans la nuit, je dormais et par la fenêtre j’ai vu quatre ou cinq policiers qui m’ont demandé de descendre pour voir s’il n’y a pas de dégât», témoigne-t-il. Remonté se coucher, le riverain est réveillé une nouvelle fois: «Une heure plus tard, les mêmes policiers ont sonné à nouveau, cette fois ils m’ont demandé de rentrer dans mon jardin pour récupérer la douille. Ils ont sorti les lampes torche, mais n’ont rien trouvé. J’ai alors vu que la balle avait été tirée à 1,30 m de hauteur et je me suis mis en colère parce que dans mon jardin quelqu’un aurait pu être blessé, mes petits-enfants notamment.Ma femme m’a d’ailleurs dit de déposer plainte». L’homme n’envisage finalement pas de le faire.

avec www.lindependant.fr

Rédigé par SDPM

Publié dans #police municipale, #presse et PM

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