Après une course-poursuite entre Mandelieu et Nice, la police tire pour stopper deux suspects

Publié le 21 Juillet 2017

Leur périlleuse trajectoire les a conduits en prison. Deux jeunes Albanais ont été écroués, ce mardi soir, à l'issue de leur garde à vue chez la police judiciaire. Le parquet a requis un mandat de dépôt criminel: les suspects ont mis en péril la vie des policiers, au terme d'une course-poursuite épique à travers les Alpes-Maritimes.

Après une course-poursuite entre Mandelieu et Nice, la police tire pour stopper deux suspects

Police municipale, police nationale, gendarmerie: l'information circule bien. Et voilà les suspects pris en chasse sur l'autoroute, au niveau de Cagnes-sur-Mer, par un équipage de la brigade anticriminalité. Un fameux gymkhana s'engage sur les chapeaux de roue.

IL FONCE SUR LA POLICE

Alerté, un autre équipage met en place un barrage au niveau du Centre administratif des Alpes-Maritimes. Le véhicule suspect surgit. Mais au lieu d'obtempérer, le conducteur emboutit le véhicule de police. "Il fonce délibérément, à deux reprises. Il fonce encore sur d'autres fonctionnaires de police, puis tente d'éviter un barrage de herses », précise Caroline Chassain, procureur adjoint de la République de Nice. Les policiers ouvrent alors le feu. Sans faire de blessé.

A bord du véhicule de police, les agents sont, eux, légèrement blessés. Des douleurs cervicales, pour l'essentiel. Mais l'assaut a été violent. Finalement, le véhicule suspect stoppe, les deux hommes tentent de fuir à pied. Policiers nationaux et municipaux les interpellent.

SOUPÇONNÉS DE CAMBRIOLAGES

Ces Albanais, respectivement âgés de 21 et 16 ans, sont confiés à la brigade de répression du banditisme de la PJ de Nice. Outre la tentative de cambriolage déjouée, ils sont soupçonnés d'être impliqués dans divers vols avec effraction commis entre Alpes-Maritimes et le Var. Leur véhicule a lui-même été volé aux Adrets-de-L'Estérel.

Désormais, le principal fait qui leur est reproché est une tentative de meurtre sur des personnes dépositaires de l'autorité publique. "Pour se soustraire au contrôle de police, explique Caroline Chassain, ils n'ont pas hésité à prendre tous les risques. Y compris celui de tuer un policier." L'enquête est désormais pilotée par un juge d'instruction.

 

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