Réponse à Pierre HURMIC, maire EELV de Bordeaux concernant la police municipale : le maire est bel est bien responsable de la sécurité de ses administrés !

Publié le 18 Janvier 2021

Réponse à Pierre HURMIC, maire EELV de Bordeaux concernant la police municipale : le maire est bel est bien responsable de la sécurité de ses administrés !

Pierre HURMIC, maire écologiste de Bordeaux, répète à l'envie qu'il ne serait pas responsable de la sécurité, que ce serait une affaire de l'Etat.

Pierre HURMIC, avocat de son état, commet une grave erreur juridique, confondant idéologie et droit.

Le maire est responsable sur sa commune de la sécurité publique, et ce n'est pas une nouveauté. Depuis la révolution française, en qualité de représentant de l'Etat dans la commune, le maire possède des pouvoirs propres de police :

Ainsi, un maire peut être condamné s'il néglige la sécurité : lire cet article.

Néanmoins, il semble plus aisé pour le maire de Bordeaux de renvoyer cette responsabilité à l'Etat, plutôt que d'assumer cette responsabilité devant ses administrés.

Que le maire de Bordeaux le veuille ou non, être maire, ce n'est pas être une machine à subventions. Etre maire c'est avoir avant tout des devoirs, dont celui de garantir la qualité de vie de ses concitoyens.

En outre, il fait une grave erreur en refusant d'armer les policiers municipaux. 

A l'heure où les agressions, dont les attaques au couteau, explosent dans la cité burdigalienne, peut-être pense-t-il que Bordeaux serait épargné par la délinquance - ce que l'actualité réfute ?

Peut-être pense-t-il que le radicalisme islamiste source du terrorisme épargne Bordeaux ? Ce qui est réfuté par cet article et ces données officielles : "le radicalisme religieux n'épargne ni ville, ni campagne"

Que feront les policiers municipaux Bordelais, lorsqu'ils seront face à un terroriste armé, comme à Nice ? Devront-ils prendre la fuite en attendant d'être abattus dans le dos comme des lapins ?

Son adjoint, Amine SMIHI, sur les questions de recrutement estime que l'armement létal est un faux débat. 

Manifestement, M. SMIHI ignore complètement les aspirations et revendications de la très grande majorité des policiers municipaux. Pour ceux-ci, il est inconcevable de rejoindre une police municipale qui serait totalement opposée à l'armement, voir qui serait aveugle sur les problématiques de sécurité.

Concernant le SDPM, nous estimons que les maires qui refusent d'armer leurs agents ont une attitude irresponsable, à l'heure où la délinquance et le risque terroriste n'épargnent aucun territoire. En mettant sur le terrain des agents, exposés de plein fouet à l'insécurité, sans armement létal, ils jouent avec la vie des agents dont ils sont légalement et moralement responsables.

De ce fait, nous estimons que ces élus se positionnent en ennemis de l'intégrité physique des agents de police municipale. Nous renouvelons donc notre appel à boycotter toutes les communes qui ne souhaitent pas équiper leurs policiers municipaux en armement létal.

Il est évident que dans ces circonstances, la ville de Bordeaux, aura toutes les peines du monde à recruter des agents, eu égard à l'audience du SDPM parmi les agents de police municipale.

Une fois encore, nous rappelons que nous tireront toutes les conséquences morales, politiques et juridiques, concernant tous les élus qui auront refusé d'armer leurs policiers municipaux, par négligence ou idéologie : en cas de blessures, ou pire, nous les traîneront en Justice.

Le Bureau National

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