Castres. Affaire des skateurs place de la République : la polémique enfle

Publié le 13 Novembre 2012

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POLICE MUNICIPALE

«C'est un scandale !» A la lecture de notre article du 6 novembre, Cédric Michel, le président national du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), a bondi. Il est remonté après Pascal Bugis, le maire divers droite de Castres, qui, dans nos colonnes, affirmait qu'il n'avait pas aimé l'excès de zèle de ses policiers municipaux qui ont conduit au commissariat des jeunes de 13 ans qui avaient enfreint l'arrêté municipal qui interdit l'usage du skateboard sur la place de la République. «Le SDPM, 1er syndicat professionnel fortement représenté à Castres s'indigne de l'attitude du maire qui désavoue et ne soutient pas ses propres agents de police municipale en dépit de ses propres instructions ! Il faut dire que les «jeunes» seraient pour certains des fils de notables», s'insurge Cédric Michel.

«Ce n'est pas digne d'un maire»

«Ni le SDPM, ni les policiers municipaux de Castres n'acceptent que la loi soit appliquée à géométrie variable ! Il faut rappeler que la commune a émis des instructions de fermeté à la police municipale, à l'égard du strict respect de l'arrêté en question» affirme-t-il rappelant que les agents ont agi sur ordre du conseiller municipal en charge de la sécurité Jean-Philippe Audouy.

«En outre, il faut rappeler que certains de ces «gentils jeunes» n'ont pas eu le respect attendu à l'égard des forces de l'ordre intervenantes. Compte tenu de leur attitude et de leur manque de coopération, il a été décidé de les verbaliser et ces derniers n'étant pas en mesure de justifier de leur identité ont été conduits au commissariat comme la procédure le prévoit, indique le président du syndicat. Les infractions sont caractérisées et seront appréciées par la justice. Il n'appartient pas au premier magistrat de la commune de désavouer le travail de la police lorsque celle-ci a strictement exécuté sa mission. Il n'est par ailleurs pas digne d'un maire de juger «lamentable» le travail des agents du service public, qui plus est, ses subordonnés ! Le SDPM avertit qu'il ne tolérera pas davantage de tels propos.»


Le maire a échappé à la grève

Nous avons sollicité le maire qui n'a pas souhaité réagir au communiqué du syndicat de policiers municipaux. Mais au cours d'une réunion qu'il avait prévu avec ses policiers municipaux hier soir pour faire le point sur cette affaire, il aurait fait amende honorable regrettant d'avoir réagi à chaud dans la presse. «Il a affirmé vouloir ouvrir le dialogue et avoir davantage de considération vis-à-vis des policiers municipaux et prendre mieux en compte leurs propos, indique Cédric Michel le président national du SDPM. C'est très positif mais j'espère que cela ne sera pas que des mots et nous restons très attentifs à la situation de la police municipale de Castres parce que nous étions à deux doigts de la grève générale».

 

source : www.ladepeche.fr

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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