La fourrière entre en action

Publié le 22 Avril 2010

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PONT-AUDEMER. Pour lutter contre les voitures abandonnées pendant des mois, la ville et la police municipale disposent maintenant d'un droit d'enlèvement.

Pas question de voir Pont-Audemer se transformer en grande agglomération avec une fourrière à l'affût des voitures mal stationnées enlevées parfois en moins d'une heure. Sur les bords de la Risle, la fourrière aura un caractère plus souple et presque social avec comme principale mission de débarrasser les espaces publics de certaines voitures, souvent réduites à l'état d'épave, que leurs propriétaires respectifs ont le plus souvent abandonnées.
« Avant de faire appel au service de la fourrière, nous faisons d'abord des recherches sur le propriétaire du véhicule. Ensuite, nous entrons en contact avec eux par courrier pour les inviter à enlever leur véhicule. Là encore, nous laissons passer un temps raisonnable avant d'agir. Mais si au bout d'une quinzaine de jours, la voiture est toujours là, nous enclenchons la procédure d'enlèvement », indique Jacky Brailly, le responsable de la police municipale.

Des frais à payer
Voté par le conseil municipal en début d'année, le principe de la fourrière est effectif depuis quelques jours, le temps de mandater un professionnel dûment habilité pour effectuer ce type de travail. Mais la police municipale, comme la gendarmerie d'ailleurs, ne peuvent enlever un véhicule tampon sans s'entourer d'une longue démarche administrative. « Dans de nombreux cas, une simple lettre de mise en demeure suffit pour que le véhicule disparaisse de l'espace public », confie le responsable de la police municipale. Mais dans d'autres cas, les avertissements restent lettre morte. « Les voitures qui restent ainsi stationnées pendant des mois, monopolisent d'une part des places de stationnement qui pourraient être utilisées par d'autres automobilistes mais peuvent aussi représenter un danger potentiel voire une nuisance pour l'environnement ».


Dans ce cas, la procédure lourde est engagée avec au final la mise sur un plateau de la voiture incriminée pour son enlèvement et son stockage en attendant que son propriétaire vienne la récupérer ou que sa destruction soit décidée si la voiture n'est pas reprise dans les trois jours et si l'expert estime que sa valeur ne dépasse pas un certain seuil. « Mais dans tous les cas, le propriétaire aura à faire face à des frais », prévient Jacky Brailly. 110 € pour l'enlèvement auxquels s'ajoutent les frais d'expertise et de garde à la fourrière. Bref la fourrière se veut aussi dissuasive pour le porte-monnaie à l'égard de ceux qui imaginent que la collectivité va se charger d'une voiture devenue hors d'usage que l'on abandonne sur un parking.


Enfin, ce service de fourrière aura aussi pour vocation d'enlever les voitures gênantes et stationnées en dépit des interdictions temporaires signalisées lors de certaines manifestations festives ou sportives notamment lors du festival des Mascarets.
A.S.

 

source : www.paris-normandie.fr

Rédigé par sdpm.over-blog.org

Publié dans #presse et PM

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