La sécurité, au cœur des municipales

Publié le 3 Juin 2013

VOUS POUVEZ COMPTER SUR LE SDPM

ET SES NOMBREUX DELEGUES POUR ETRE PRESENTS !

 

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Mis à jour le 31/05/2013 à 20:30 Publié le 31/05/2013 à 18:29

 

La conversion du PS, sous la pression de ses maires, n'empêchera pas l'UMP de batailler sur ce front.


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Des policiers municipaux en patrouille, à Grenoble. Crédits photo : MARC GREINER/PHOTOPQR/LE DAUPHINE

 

La mairie de Grenoble a cédé. D'ici à mars 2014, ses policiers municipaux seront armés de revolvers lors des patrouilles de nuit. C'était une demande des syndicats de police, et, sous la pression, le maire socialiste Michel Destot n'a pas pu faire autrement que d'accepter.

 

À quelques mois des municipales, il s'est donc converti après dix-huit ans de mandat. Dans cette ville, où avaient éclaté des émeutes il y a deux ans, il est question aussi de renforcer la vidéosurveillance. La ville comptera 70 caméras en mars 2014. «Le moins que l'on puisse dire, c'est que ses convictions sont fluctuantes», ironise le conseiller municipal UMP Matthieu Chamussy. Le premier adjoint, Jérôme Safar, qui pourrait prendre le relais de Michel Destot, parle, lui, d'«une révolution culturelle».

 

Cette révolution culturelle, beaucoup de socialistes l'ont faite depuis un moment déjà. Et ils l'assument. «Je suis une ligne sécuritaire à mort et je n'ai pas de problème avec cela, martèle Philippe Doucet, le député maire d'Argenteuil (Val-d'Oise). Le PS n'a pas de problème non plus, puisque, lorsque je tiens ce discours dans des réunions socialistes, je suis vraiment beaucoup applaudi.» Et Philippe Doucet énumère ce qu'il a fait dans sa ­ville depuis son élection, en 2008. «Quand je suis arrivé, il y avait 30 caméras. Je serai à 130 en 2014. On a doublé les effectifs de la police municipale. Et, dans les HLM d'Argenteuil, on fait plus d'expulsions pour des problèmes de troubles que pour des problèmes d'impayés. Pour moi, HLM veut dire habitation à loyer modéré et pas “j'ai le droit de faire le bordel tous les jours”. Je n'arrête pas de le répéter aux habitants.»

 

Pour la députée du Calvados Clotilde Valter, en charge des questions de sécurité au PS, la prise de conscience des socialistes remonte à 2002: «Entre 1997 et 2002, on était encore sur le débat sécurité, sentiment d'insécurité. Depuis, tout le monde est entré dans la réalité. Les maires qui étaient en première ligne ont fait bouger le parti.»

 

Un appel à l'union nationale

 

Mais le débat n'est pas clos avec la droite. Les socialistes sont nombreux à penser que la sécurité pèsera dans la campagne des municipales. «Nous n'y sommes pas encore, mais il est évident que la sécurité sera un enjeu, confie le président de la commission des lois à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas. La droite arguera qu'un premier bilan est possible, un an et demi après le retour de la gauche au pouvoir.»

 

Conscient du danger, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a d'ailleurs pris les devants jeudi en appelant à l'unité de la nation: «De la même manière que les forces politiques sont capables de se rassembler pour soutenir nos soldats qui interviennent au Mali ou autour de la lutte contre le terrorisme (…), a-t-il lancé au cours d'un déplacement en Gironde, nous devrions nous rassembler davantage sur cette question de l'insécurité.» (*)

 

Un appel à l'union nationale diversement apprécié à droite. «Nous l'avions lancé quand nous étions au pouvoir, et nous n'avions pas été entendus», rappelle Éric Ciotti. Le député UMP des Alpes-Maritimes, spécialiste des questions liées à la délinquance, est lui aussi convaincu que la lutte contre l'insécurité sera «un thème essentiel» lors des municipales. Les candidats UMP comptent bien appuyer sur «le bilan épouvantable» du gouvernement, dixit Éric Ciotti, pour qui «les effets de l'anesthésie générale tentée par Manuel Valls sont en train de se dissiper dans l'opinion». Sur les propositions, en revanche, les ténors du parti sont plus divisés. Quand Jean-François Copé a suggéré d'inscrire l'armement des polices municipales dans une plate-forme minimum commune à tous les candidats de l'UMP, le député maire de Troyes François Baroin lui a demandé en substance de laisser les maires sortants tranquilles. Et le sénateur maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pourtant copéiste, a tiqué. En matière de sécurité aussi la droite a besoin de mettre ses idées au clair.

 

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(*) Le Président du SDPM était sur la commune voisine, mais vos services ont oublié de l'inviter. Dommage, car le Ministre a parlé de Sécurité Publique devant un auditoire...pas trop concerné par la question...paraît-il.

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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