Marseille : le SDPM réclame l'armement, pour FO c'est toujours non.

Publié le 27 Avril 2012

logo-20-minutes-195x15821.jpg

 

L'armement fait encore débat

 

Créé le 27/04/2012 à 04h06 -- Mis à jour le 27/04/2012 à 04h06

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn_indesign/2012-04/2012-04-27/article_2704-MAR03-FLASHBALL.jpg
 

Seule la police nationale est pour l'heure armée dans la cité phocéenne. P.MAGNIEN / 20 MINUTES


Police municipale : Une concertation a lieu

Plusieurs rendez-vous sont prévus en mai sur l'armement des patrouilles de policiers municipaux. Le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin (UMP), jusqu'à présent hostile à l'armement de ses agents, a annoncé la dotation en gilet pare-balles, Taser et Flash-Ball de la police municipale.

« Elle est exposée au danger »

« Nous engageons cette concertation avant de présenter une délibération au conseil municipal de juin, confirme Caroline Pozmentier (UMP), l'adjointe déléguée à la sécurité. A moins de vouloir nier la réalité, nous sommes les témoins d'actes agressifs et d'actions violentes. Il ne me paraît pas aberrant d'armer la police municipale dans la deuxième ville de France vu les conditions du terrain. » Au début du mois, une patrouille de police avait essuyé des tirs dans le quartier des Oliviers (13e). Deux impacts de balles avaient été retrouvés dans le pare-brise. « Il faut armer la police municipale, car elle est exposée au danger et tombe fréquemment sur des flagrants délits, estime Cédric Michel, le président du Syndicat de défense de la police municipale (SDPM). A Marseille, on achète une Kalachnikov comme un portable : c'est irresponsable de laisser la municipale sans armes. » De son côté, s'il convient d'une montée d'agressivité envers les agents et d'un « incivisme par rapport à l'uniforme bleu », le syndicat majoritaire FO demande davantage des garanties. « Notre position n'est pas arrêtée, mais si on arme la police maintenant, c'est un constat d'échec car ses missions n'ont pas évolué. Etre policier municipal n'est pas considéré comme un métier dangereux », explique Alain Vollaro, pour FO. Le syndicat demande une définition précise de cet armement : pourquoi ? Comment ? Et une garantie de formation des agents.

 Amandine Rancoule 

source : www.20minutes.fr

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

Repost 0