Marseille : Quand FO et consorts racontent n'importe quoi

Publié le 21 Septembre 2013

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Marseille : la police municipale... désarmée

MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 20 SEPTEMBRE 2013 À 12H09

Les agents, qui attendent toujours Flash-Ball et Taser, se voient interdire leur seule arme : la bombe lacrymogène

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En attendant Flash-Ball et Taser, les policiers municipaux semblent pour le moins démunis.

PHOTO FRÉDÉRIC SPEICH

 

Les cartons n'ont pas encore été déballés, mais cette fois, ça y est : les Flash-Ball sont bien arrivés. Ces cinquante armes de défense, dont on parle depuis le conseil municipal du... 9 juillet 2012, vont enfin être distribuées aux policiers municipaux marseillais. "C'est une question de jours, nous n'attendons plus que les autorisations de port d'arme soient délivrées par la Préfecture", confirme l'adjointe municipale UMP à la sécurité Caroline Pozmentier.


Ce nouvel équipement sera complété "sans doute en début d'année prochaine" par des pistolets électriques, type Taser, dont la Ville a passé commande dans le cadre d'un marché public.


Après les gilets pare-balles et les paires de menottes toutes neuves, la police municipale s'apprête donc à étoffer son arsenal, condition indispensable à l'élargissement de ses missions, notamment les patrouilles de nuit. Une modernisation voulue par Jean-Claude Gaudin. À l'issue du Pacte national pour Marseille, le maire n'a pas manqué de rappeler les efforts de la municipalité en matière de sécurité. La vidéosurveillance, bien sûr. Mais aussi l'incorporation de 100 nouvelles recrues après le concours d'octobre, ce qui portera les effectifs à 321 agents. "En deux ans, la Ville a investi 12 M pour moderniser sa police", calcule Caroline Pozmentier, qui n'exclut pas" à terme, après concertation", de doter ses fonctionnaires d'armes à feu véritables.


"Bombe antimoustiques"

Des municipaux plus nombreux et armés jusqu'aux dents pour faire régner l'ordre dans la cité ? Sauf qu'en attendant les Flash-Ball, les Taser et les renforts de collègues, nos "city cops" en tricycles sont encore loin de ressembler à des Starsky et Hutch...


Un récent décret du ministère de l'Intérieur, qui change le système de classification des armes, vient en effet de les priver de la seule arme qu'ils ont actuellement sous la main : une bombe lacrymogène de 300 ml . [Note du SDPM : à la rédaction de l'article, l'erreur avait déjà été rectifiée, ce qui a été indiqué à la Journaliste]


Surnommé "la gazeuse", ou "l'extincteur", cet aérosol incapacitant est désormais assimilé à une arme de catégorie D... Laquelle ne figure pas dans la panoplie réglementaire du policier municipal. À Marseille, pour imposer le respect aux récalcitrants, restent la tonfa (matraque) et le petit aérosol lacrymogène de 100 ml, "aussi efficace qu'une bombe antimoustiques", raille un agent... Comme la plupart de ses collègues, il voit bien que "l'uniforme ne suffit plus pour se faire respecter". La gazeuse, qui se porte à la ceinture, "avait quand même un effet dissuasif".


"Ce décret est regrettable. Il contredit les déclarations du ministre de l'Intérieur qui prétend élargir les attributions de la police municipale", observe Caroline Pozmentier. "C'est absurde ! Il s'agit sans doute d'une erreur de rédaction", estime le SDPM, 1er syndicat professionnel indépendant au niveau national, qui a écrit à Manuel Valls pour lui demander de rectifier le tir.


Un Flash-Ball pour trois

D'ici là, les Flash-Ball auront sans doute été distribués aux policiers marseillais. Enfin, du moins à certains. Car si 90 % des agents ont passé avec succès les examens médicaux et psychologiques, "il n'y aura qu'une arme par équipage de trois", rappelle Antoine Iskandar, délégué SDU.


Est-ce suffisant pour assurer la protection des agents ? "La question fait débat. Cela peut-être dissuasif. Mais il ne faudrait pas que les missions des municipaux glissent vers celles de la police nationale", prévient le syndicaliste. Même réserve chez Force Ouvrière"Le rôle de la police municipale, ce n'est pas de lutter contre le grand banditisme. Nous sommes là pour veiller au bon ordre, à la tranquillité publique". Notions pour le moins subjectives et évolutives...


Fort imprécises aussi, les conditions d'utilisation des armes. Le Flash-Ball, par exemple, ne doit être dégainé qu'en cas de légitime défense, mais ne doit pas être porté à la ceinture. "Si un type me tire dessus, faut-il courir jusqu'à la voiture pour aller prendre l'arme ?", interroge Alain Vollaro [Note du SDPM : rédacteur à la mairie de Marseille - il raconte n'importe quoi. Laisser une arme seule  dans un véhicule serait une faute professionnelle. Les PM peuvent absolument porter le flahball]


La ligne prudente des syndicats marseillais ne fait pas l'unanimité au sein de la profession. Au niveau national, le SDPM réclame clairement l'implication des municipaux dans la lutte contre la délinquance. Pour son président, Cedric Michel, "les armes de défense, c'est insuffisant. Que faire avec des balles en caoutchouc contre une kalashnikov ?" [Note du SDPM : en réalité c'est le Secétaire Général qui a été interviwé, M. Richard MOUSSET. On ne sait pas pourquoi la Journaliste a noté le nom du Président]


Reste que létales ou pas, l'arrivée des armes constitue un argument de poids pour faire évoluer le statut de la profession : à ce jour, policier municipal n'est légalement pas considéré comme un "métier à risque".

 

Sophie Manelli

 

[www.laprovence.com]

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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