Notre vie dépend d'eux !

Publié le 6 Juillet 2011

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/211679_100001072310557_5267696_n.jpgMonsieur le Ministre de l'Intérieur,

 

Mesdames et Messieurs les Maires,

 

M. le Ministre, vous avez promis de subventionner à hauteur de 50 %" une dizaine de milliers de gilet pare-balles afin que les policiers municipaux soient mieux protégés.

 

Mesdames et Messieurs les Maires, vous dotez vos policiers municipaux de gilet par balles mais vous êtes contre leur armement individuel en 4ème catégorie sous prétexte que les missions dévolues à vos agents ne sont en aucun cas dangereuses et/ou relèveraient « que » de la compétence de l'Etat.

 

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, permettez-moi de m'interroger sur le bien fondé de votre décision et des arguments avancés pour vous décharger de vos responsabilités. Si, selon vous, il n'y a pas nécessité d'armer les policiers municipaux, pourriez-vous alors me dire pour qu'elle raison vous dépenseriez inutilement les deniers publics pour acheter des gilets pare-balles dont le coût à l'unité est de plus de 500 euros ; Je vois là un non sens !

 

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, voici ci-dessous une liste non exhaustive des missions assurées par vos policiers municipaux et qui, selon vous, ne représenteraient aucun danger.

 

Contrôles de vitesse, (radar)

Infractions routières ( toutes les infractions au Code de la Route sauf une petite quinzaine d'entre elles)

Rixes,

Cambriolages sans savoir s'ils sont en cours ou consommés,

Tapages diurne et nocturne,

Ivresses sur voie publique,

Interpellation d'individus dans le cadre du flagrant délit,

Différends familiaux / différends entre particuliers,

occupation des halls de jour comme de nuit,

surveillance et patrouilles aux abords de grandes manifestations (bal, concert etc...)

Présence et intervention sur les lieux de trouble (Pour ne citer que celle-ci, souvenez-vous des émeutes de 2005 après l'affaire de Clichy-sous-Bois)

etc...

 

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, pouvez-vous garantir que les policiers municipaux ne risqueront jamais leur vie ou ne seront jamais gravement blessés sur des missions telles que celles listées ci-dessus.


Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, vous n'ignorez pas que les polices municipales occupent le terrain laissé vacant par nos homologues de la police nationale. Les polices municipales répondent en outre aux demandes des citoyens auxquelles la police nationale ne fait plus face et assurent la mission de proximité abandonnée par celle-ci.

 

Là encore, je constate un non sens ! Si les polices municipales pallient aux carences de l'Etat alors pourquoi celles-ci ne pourraient-elles pas être dotées des mêmes moyens matériels que les policiers nationaux. La vie d'un policier d'Etat aurait-elle plus de valeur à vos yeux que celle d'un policier municipal ?

 

Vous, Mesdames et Messieurs les Maires qui parlez souvent de nous comme une police de prévention et de dissuasion, veuillez alors m'expliquer pourquoi vous ne cessez de durcir les lois existantes en prenant des « arrêtés de police » afin que vos policiers municipaux interviennent de manière répressive.


Quand vous prenez par exemple un arrêté de police interdisant la consommation d'alcool sur certains lieux de votre ville et parfois à des heures tardives, vous n'ignorez pourtant pas que vos policiers municipaux pourront être confrontés à des individus violents voir dangereux particulièrement quand ces derniers ont marié l'alcool à la drogue !


Monsieur le Ministre, vous partez du principe que la décision d'armer les policiers municipaux appartient aux élus (les Maires) et que l'Etat n'a donc pas à se substituer à eux. Certes, puisque vous l'entendez ainsi, mais alors, ayez l'extrême amabilité de me dire pourquoi l'Etat ne cesse de donner aux policiers municipaux de nouvelles prérogatives sachant que celles-ci exposent ces derniers à de multiples dangers, c'est incohérent ne pensez-vous pas !?


Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, souhaitez-vous que nous abordions « le droit de retrait » (?) Le droit de retrait peut être utilisé et justifié lorsque l’agent sent que sa vie est susceptible d’être menacée par une situation de travail dangereuse (Décret n°95-680 du 9 mai 1995).


Vous avez bien fait les choses, les policiers municipaux peuvent vous féliciter puisque ces derniers ont été écartés du droit de retrait. En deux mots, ils ont le droit d'être exposés au danger sans avoir celui du droit à la légitime défense.

Demain des policiers municipaux prendront attache auprès du bijoutiers, du pharmacien, du Directeur du Centre Commercial ou du banquier « c'est la police de proximité » de plein jour, mais êtes vous persuadés qu'à ce moment là il n'y aura pas un ou plusieurs malfrats en train de braquer ou prendre la fuite à l'issue. Qu'elle réaction auront-ils face à des policiers municipaux ?

 

Chers collègues (es) vous êtes dépourvus du seul moyen matériel qui pourrait sauver votre vie ou sauver celle d'autrui mais ne vous inquiétez pas, notre Saint Ministre de l'intérieur et nos Saints Maires anti-armement et Monsieur Pélissard "Président de l'association des Maires de France " sont de grands voyants, ils vous alerteront le cas où !

 

Je suis révoltés contre ces Maires anti-armement et/ou anti-flics municipaux  et encore plus contre ceux qui ont en plus la double casquette « Député-Maire et Sénateur-Maire » qu'ils soient de gauche comme de droite.

 

Pour conclure Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, les policiers municipaux sont des professionnels et non des voyous.

 

Richard Mousset

Secrétaire Général du S.D.P.M

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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