Réponse au Maire de CASTRES

Publié le 14 Novembre 2012

photo sdpmManifestement, le Maire tient un double langage : Celui envers ses agents de Police Municipale, notamment lors de la dernière réunion, où il regrette sa "réaction à chaud" et celui face à la population, où il ne souhaite pas perdre la face.

 

Tout d'abord, le Président du SDPM, que je suis, n'a aucunement diffamé le Maire : il devait retourner à quelques cours de droit, car il n'y a pas d'imputation de faits précis.

 

Il n'y a pas non plus injures puisque la Cour Européenne des Droits de l'Homme saisie par le Président du SDPM, lui a reconnu dans un arrêt récent qui fait Jurisprudence, une liberté d'expression étendue dans le cadre du débat public : La France a d'ailleurs été condamnée à lui verser 7000 €uros de dommages-intérêts.

 

Il faut tout de même rappeler que celui qui a initié ce débat public est le Maire de CASTRES, lui-même, en qualifiant de "lamentable" et d'excès de zèle, l'intervention des agents.

 

Sauf que les agents de police municipale, constituent une force de sécurité publique sur laquelle on ne peut dire tout et n'importe quoi. Il faut être mesuré et cohérent. Le seul qui a donc usé et abusé de liberté d'expression est donc le Maire.

 

Son attitude, en tant qu'Elu, premier magistrat et garant de la sécurité publique et du respect des Lois est donc parfaitement inadaptée.

 

Si Monsieur le Maire de CASTRES veut se placer sur le terrain du droit, il a tout à y perdre et jamais le Président du SDPM qui a, à son actif, plus d'une centaine de condamnations de communes, et des plus éminentes, ne cède à quelque forme de pression dissimulée que cela soit !

 

Si le Maire de CASTRES, croit qu'il peut en public désavouer sa Police Municipale et en coulisse lui assurer de son soutien, il prend ses agents pour ce qu'ils ne sont pas.

 

La réunion qu'il a organisée n'est pas une opération réussie. Le SDPM et les agents de police municipale de CASTRES restent vigilants à l'attitude du Maire, et là ce dernier vient de commettre un premier faux pas qu'ils n'admettront pas. 

 

Quand au fait que le Président du SDPM n'aurait jamais mis les pieds à CASTRES, le Maire fait preuve de voyance ! Le Président du SDPM est en lien direct avec les agents de Police de CASTRES, une réunion va être prochainement mise en place sur l'organisation du service.

 

Sur le fond, le Maire affiche manifestement une défaillance quand aux compétences des agents de Police Municipale : dès lors que ces "jeunes" ont adopté une attitude inapropriée vis à vis des intervenants  et qu'ils n'étaient pas en mesure de justifier de leur identité, décision à été prise de les conduire au commissariat.

 

Il est certain que si les "jeunes" avaient adopté une autre attitude et si le Maire n'avait pas lui-même donné une dimension telle à une affaire qui n'est pas celle du siècle, nous n'en serions pas là !

 

Le Maire se plaint que je ne l'ai pas interrogé... je lui retourne le compliment : a-t-il interrogé le service de Police Municipale avant de critiquer vertement son action sur la place publique ?

 

Le Maire avait annoncé vouloir mettre fin à cette polémique lors de la dernière réunion. C'est un échec. C'est le moins que l'on puisse dire !

 

Le Président du SDPM.

 

 

 

Castres. Skateurs arrêtés : le maire confirme sa position

POLÉMIQUE

PUBLIÉ LE 14/11/2012 09:15

http://static.ladepeche.fr/content/photo/biz/2012/11/14/201211141993_w350.jpg«Je regrette toujours que ces jeunes aient fini au commissariat», lâche Pascal Bugis. Le maire divers droite de Castres a tenu hier à préciser le fond de sa pensée après les nombreuses réactions qu'a suscité notre article de mardi dernier sur quatre jeunes de 13 ans qui ont été conduits au poste par la police municipale après avoir enfreint l'arrêté municipal interdisant la pratique du skate board sur la place du théâtre. «Je confirme que je trouve lamentable que l'on en soit arrivé là, continue l'élu. Ils ont certes violé un arrêté mais il n'y a pas eu d'outrage ou de rébellion. Chacun des protagonistes aurait dû agir avec davantage de discernement et mieux apprécier les choses. Je ne remets pas en cause le contrôle mais je n'approuve pas les conséquences. Ce n'est pas en rapport avec l'objectif recherché». Et le maire d'expliquer que cela ne remet pas en cause «l'opportunité de l'arrêté qui nous permet de sensibiliser les utilisateurs de skate à aller sur l'espace qui est dédié à cet usage, financé par des fonds publics et accessibles en bus gratuitement». Pour le maire, «la place de la République est un espace partagé, notamment par des personnes âgées ou des enfants qui sortent de l'école. À cet endroit, le skate est potentiellement dangereux aussi bien pour eux que pour leurs utilisateurs». Le maire regrette d'autant plus cet «incident» qu'il «ternit l'excellent travail de la police municipale qui est sur le terrain et apporte un service quotidien à la population». Quant aux propos du président du syndicat de défense des policiers municipaux qui dans nos colonnes hier trouvait «indigne» que le maire ne soutienne pas ses fonctionnaires, le maire les trouve «outranciers et diffamatoires». «Il se permet une appréciation sans jamais avoir mis les pieds à Castres et sans même m'interroger sur la justification de ma prise de position. Et c'est mal me connaître de dire que j'ai agi parce qu'il s'agirait de fils de bonne famille, affirme Pascal Bugis. Et son intervention n'a pas de sens et je la considère comme quantité négligeable puisqu'à aucun moment je n'ai mis en cause un fonctionnaire en particulier ni évoqué d'avertissement ou de sanction».

 

source : www.ladepeche.fr

Br. M

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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