Scandale de la cantine : UNITE FO nous tappe encore dessus (Sud-Ouest)

Publié le 16 Janvier 2013

Sud-Ouest : Ustaritz Fillette emmenée hors de la cantine par une policière : à qui revient la faute ?

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Publié le 13/01/2013 à 06h00 | Mise à jour : 13/01/2013 à 09h32
Par véronique fourcade


L'affaire de la cantine municipale d'Ustaritz en Pays Basque continue de provoquer des réactions indignées. Qui est responsable de l'intervention de la policière ? La question reste entière.


Le dessinateur d'Ustaritz, Marko, a réagi à l'affaire qui secoue sa commune

Le dessinateur d'Ustaritz, Marko, a réagi à l'affaire qui secoue sa commune

 

Le maire d'Ustaritz, sollicité dès mercredi sur l'affaire de la fillette sortie du réfectoire par la policière municipale, a donné, jeudi, sous la pression médiatique, sa version des faits. Il a, devant les quelques médias auxquels il a accepté de s'adresser, réfuté toute responsabilité, des élus ou du personnel sous leurs ordres, dans cette regrettable affaire.

 

Les impayés du père font jaser

L'apparition de Laurent Ledain, le père de la fillette, sur les écrans de télévision, jeudi, a ému de nombreux citoyens qui se sont insurgés du traitement infligé à sa fillette.

 

Quelques personnes ont réagi pour d'autres raisons : ancien gérant de société de publicité et communication, l'homme n'a pas laissé que de bons souvenirs professionnels.

 

Patrick Tournon, ancien adjoint au maire de Castanet-Tolosan (31), ne décolère pas contre lui, le qualifiant « d'escroc » qui a grugé « beaucoup d'entreprises », se faisant payer des prestations sans les fournir et laissant des ardoises à ses fournisseurs. Michel Dupérou, adjoint au maire d'Ustaritz, relate aussi des litiges financiers entre la Ville d'Ustaritz et Laurent Ledain, à l'époque où il était gérant de SARL.

 

Sur cet aspect des choses, qui ne relève en rien de l'affaire de la cantine, Laurent Ledain conteste en bloc : « Je n'ai cherché à voler personne. Les sociétés que j'ai montées n'ont pas marché. Elles ont été liquidées, mais j'ai payé ce que je devais. J'ai ma conscience pour moi ».


Le papa de Léa ne veut pas que l'on mêle à cette histoire ce qui relève de sa vie privée (lire par ailleurs). Il dit avoir réglé une première dette de cantine même s'il n'en était pas débiteur. « Ceci se passe sur fond de séparation et de garde d'enfant. Je n'ai pas à payer la cantine car je n'ai pas la garde. Je paie une pension alimentaire. Je sais que si la maman ne peut pas payer la cantine, la garde de Léa pourrait m'être attribuée. »Le directeur de l'école Saint-Vincent, Laurent Aguergaray, tient « absolument à clarifier certains points » après des jugements qui lui ont paru hâtifs. « La communauté éducative de l'école Saint-Vincent a toujours condamné le procédé mis en place pour exclure une enfant de la cantine. Aucun enfant ne doit subir les conséquences d'un litige concernant les adultes. »


En outre, le directeur précise que la police municipale n'est jamais entrée dans l'enceinte de l'école et que les élèves de Saint-Vincent mangent à l'extérieur de l'établissement, dans la cantine municipale.

 

Rendez-vous avec le maire

« Aucun adulte de l'école n'a pu intervenir car les services de la mairie ne nous ont jamais informés d'un quelconque problème avec cette famille, ce que je déplore. En conclusion, l'école Saint-Vincent n'est en aucun cas responsable de cette situation. Elle est totalement solidaire de son élève. » Le chef d'établissement a sollicité un rendez-vous avec le maire, Dominique Lesbats, afin de prévenir toutes dérives préjudiciables aux enfants.


Les trois groupes d'opposition municipale, Herria Bizi Dadin, Unis à Gauche et Ustaritz Ensemble, ont, eux aussi, condamné l'intervention de la police municipale au sein de la cantine scolaire de la commune. « Cette intervention est grave, traumatisante pour l'enfant concerné, ses parents, les élèves témoins de la scène. Les responsables n'ont pas du tout mesuré l'impact psychologique que cet événement provoque dans la commune. Cette décision irréfléchie met en cause la crédibilité du maire, des adjoints aux affaires sociales, aux finances, aux affaires scolaires, responsables de cet acte, de même que celle de sa majorité Aimer Ustaritz… Il y a beaucoup d'autres procédures pour régler un arriéré de 170 euros entre les services fiscaux et les personnes concernées. Il est honteux qu'un enfant de 5 ans soit victime des services administratifs de la commune et qu'il soit devenu l'acteur principal de ce litige. »

 

Ces élus entendent également demander au maire de s'expliquer sur cette affaire lors de la prochaine réunion du Conseil municipal.

 

« Manque de discernement »

Chez les policiers, après la réaction du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) venus soutenir leur collègue, ce sont les policiers d' Unité SGP Police 64 qui se sont exprimés en demandant qu'aucun amalgame ne soit fait entre la police nationale, aux missions régaliennes et au service du public, et la police municipale, aux ordres du maire de la commune.

 

Le défenseur des droits, Dominique Baudis, s'est dit « profondément choqué ». Il dénonce « un manque de discernement et de solidarité » et a annoncé l'ouverture d'une enquête.

 

source : www.sudouest.fr

 

Rédigé par SDPM

Publié dans #communiqués SDPM

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