Villages de Quillan L'insécurité au coeur d'une réunion publique houleuse

Publié le 5 Juillet 2010

http://www.lindependant.com//images/logo.gif

  http://www.lindependant.com/img/photos/biz/2010-06/2010-06-30/98_@cv0401an324485.jpgJeudi 17 juin, au centre culturel Basset-de-Nattes s'est tenue une réunion sur le thème de l'insécurité, regroupant gendarmes, élus et population. Apparemment, un climat de crainte s'est installé, touchant notamment les plus vulnérables et les commerçants. Une minorité va jusqu'à menacer : "Nous nous ferons justice nous-même s'il le faut car nous en avons assez !". Bien sûr, comme leur ont précisé les militaires : "Vous irez en prison !".


Les élus municipaux se préoccupent fortement de ce problème : "Il est impératif de répondre aujourd'hui aux questions

de la population, à ses inquiétudes" affirme le maire, Jean Torrent.


Les conseils n'ont pas satisfait. Compte tenu de la multiplication de vols, cambriolages depuis plusieurs mois, certains avec violence, les gendarmes de la communauté de brigades de Quillan, et ceux de la compagnie de Limoux avaient animé des réunions de prévention afin de prodiguer des conseils aux habitants. Des conseils qui ont été réitérés lors de la rencontre de jeudi, ce qui a provoqué la colère de certaines personnes qui attendaient plus de la part des militaires. D'où le ton houleux.


"Nous regrettons ce qui se passe, ici. Je vous demande la sérénité au moins aujourd'hui. Positivons cette réunion ! Un nouveau point sera fait avant cette fin d'année 2010", demandait le maire. Car une avancée notable a été enregistrée. La gendarmerie a arrêtés dernièrement : 4 personnes âgées de 17 à 20 ans ont avoué une quarantaine de délits commis de mai à juin 2010 à Espéraza, Couiza, Quillan, Limoux, Belvèze, en Ariège, dans les Pyrénées-Orientales et le Narbonnais (lire notre édition du 26 juin) . Selon le commandant Rousseau, patron de la compagnie de Limoux, "Il faut tenter l'éducatif avant le répressif". En 2009, sur les 238 mineurs jugés, sept peines d'emprisonnement ont été prononcées. A Espéraza, il en ait qui réclament plus de sévérité de la part de la Justice et, dans le cadre de la prévention, un suivi social renforcé... A suivre.

 

source : www.lindependant.com

Rédigé par SDPM

Publié dans #politique et sécurité

Repost 0