Communiqué - Mantes-La-Ville (78) : Malaise à la Police Municipale, le syndicat répond.

Publié le 2 Juillet 2015

Communiqué - Mantes-La-Ville (78) : Malaise à la Police Municipale, le syndicat répond.

Réponse à l'article du Parisien :

<< Malaise à la police municipale de Mantes-la-Ville >>

 

Le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), 1er syndicat national professionnel réagit à l’article du Parisien :

En premier lieu, il convient de rappeler que le SDPM n’apporte pas de commentaires sur les positionnements politiques des uns et des autres, estimant qu’il ne s’agit pas là du rôle d’un syndicat. Le SDPM collabore tant avec des élus de droite, que de gauche sur les questions de sécurité publique locales. Le SDPM se concentre uniquement sur ces questions, et bien entendu, la défense des personnels.

L’article indique que 4 agents sont en arrêts maladie dont le Chef de la Police Municipale, en titre, qui s’est vu placé sous l’autorité d’un agent moins gradé. Le maire estime qu’il y aurait un décalage entre ce que ce cadre aurait promis et ce qu’il aurait proposé. Il convient de souligner que la politique de sécurité appartient au seul maire. Que les résultats ne peuvent être attendus que si l’autorité territoriale se donne les moyens et le temps pour y parvenir. Face aux déclarations de l’élu, les agents pourraient tout aussi bien répondre qu’il peut exister un décalage entre les promesses d’un politicien et la réalité de ses engagements. 

Le SDPM estime un peu facile, de faire porter –publiquement- la responsabilité des problèmes de gestion d’un service municipal, sur un ou plusieurs agents, alors que ceux-ci, tenus par le devoir de réserve, ne peuvent y répondre.

On peut également s’interroger, sur les objectifs poursuivis face à une fuite d’une « note confidentielle du ministère de l’intérieur »  qui pourrait livrer un jugement à l’emporte pièce sur cette affaire, et les caractères supposés des uns et des autres. 

Jusqu’à preuve du contraire, il y a une Justice en France. En l’espèce, seul le Tribunal administratif est compétent, pour trancher ce type de litige.

Le SDPM rappelle que nous sommes très loin, dans cette commune, d’une politique dite « sécuritaire » alors que la police municipale n’est pas armée, et que le maire ne l’envisage pas. Pourtant, tant des communes de gauche, comme Evry, que de droite, ont déjà fait ce choix, et face aux derniers évènements, nombre d’entre-elles sont en passe de le faire.

Le SDPM estime pour sa part, que ne pas armer des agents de police municipale qui exécutent des missions de sécurité sur la voie publique, avec les mêmes risques que les gardiens de la paix (et avec une formation équivalente d’ailleurs), est d’une parfaite inconscience et prive les agents de réelle efficacité.

Il n’en est pas mieux pour l’opposition qui estime que des mauvais recrutements auraient été effectués et qui ferait mieux de s’informer sur les problématiques de sécurité publique. 

Le Bureau National,

Le 2 juillet 2015.

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