Langon (33) : la Police Municipale ouvre les toilettes ! Inadmissible !

Publié le 29 Octobre 2013

Le Républicain Langon

 

LangonUne police au service de la cité

La police municipale assure des services méconnus bien au-delà de la simple contravention.

Dernière mise à jour : 28/10/2013 à 20:16

 

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4h30 du matin dans une rue adjacente à la Place des Carmes, Frédéric procède à l’évacuation des véhicules gênants.

 

Il est 4h30 du matin ce vendredi, il fait encore nuit noire dans les rues de Langon. Seuls les éclairages publics dévoilent la scène qui se joue place des Carmes. Frédéric guide la fourrière afin d’effectuer l’enlèvement de véhicules qui, s’ils n’étaient pas évacués, gêneraient l’installation des marchands du marché. Il faut faire vite, les premiers arriveront vers 5h. «Ce n’est pas que cela me fasse plaisir d’envoyer les voitures en fourrière mais il faut le faire même si je sais que pour la plupart, leurs propriétaires auront des problèmes pour aller travailler ce matin», explique Frédéric, un des agents de la police municipale de la commune de Langon.

Et ce matin la «pêche» est bonne, sept véhicules finiront en fourrière à Saint-Pardon-de-Conques. «Ce n’est pas le record, si on peut parler de record, un matin j’en ai fait neuf, les gens oublient qu’il y a le marché le vendredi», s’étonne encore le policier. Au service de la municipalité depuis plusieurs années, Frédéric ne fait pas que dresser des procès-verbaux. Les missions de la police municipale sont plutôt variées et souvent méconnues du reste de la population.

Des missions variées

La ville de Langon ne compte actuellement que trois policiers municipaux : Serge, Frédéric et Pierrick, pour une population de 8.000 habitants. Une des nombreuses tâches qui incombe aux agents tous les vendredis, dès 5h du matin, c’est l’ouverture du marché, des toilettes, la pose des barrières et la mise en place des panneaux d’interdiction de stationner, afin d’éviter le stationnement d’autres véhicules. «Ensuite on assiste le placier sur le marché, même s’il n’y a pas souvent de problème mais avec notre présence on rassure et ça nous permet de surveiller», confie Frédéric.

D’autres taches occupent tous les jours les agents. Ils sont sur le terrain pour faire appliquer la police du maire ; tous les arrêtés qui vont du stationnement à la gestion des immondices sur la voie publique. «Souvent c’est le Sictom qui nous appelle quand il constate des sacs poubelles sur les trottoirs. On est habilité à les faire ouvrir pour rechercher via des factures ou des noms sur des papiers le propriétaire du sac ou des sacs que l’on va verbaliser par la suite», indique Frédéric. D’autres tâches moins connues, celles-ci, sont ce que les agents appellent les missions funéraires. «Quand un corps doit quitter la commune, par exemple pour être enterré ailleurs, on doit vérifier la conformité des documents et apposer des scellés sur le cercueil», ajoute le policier. Ce que font également de plus en plus les agents, phénomène de crise, ce sont des missions de constatation de logement insalubre. «Le locataire envoie un courrier à la mairie et suite à cela nous nous rendons sur les lieux pour faire un constat. Constat officiel qui permettra de se retourner contre le propriétaire. Et je peux vous dire que la misère sociale à ce moment-là elle nous pète en pleine gueule», s’indigne Frédéric.

Il arrive aussi aux trois agents d’intervenir sur des problèmes de voisinage. «Les gens ne se supportent plus», affirme l’agent. Missions moins difficiles mais tout aussi importante selon les policiers, ce sont les vérifications d’autorisation de travaux sur la voie publique.

Un service en sous-effectif

Toute l’année, la police municipale et la gendarmerie travaillent de concert. Deux fois par mois, les deux services se réunissent pour échanger des informations concernant des véhicules ou individus suspects, des trafics de stupéfiants ou encore des dégradations.

Vous verrez les agents de la police municipale également à la sortie des écoles ou encore avec les gendarmes à contrôler les vélomoteurs et les véhicules. Des missions qui demandent beaucoup de temps.

Mais depuis le mois d’octobre 2012, un policier est parti à la retraite et n’a toujours pas été remplacé.

Les agents se retrouvent donc en sous-effectif ce qui ne facilite pas, d’après eux, le bon fonctionnement du service. «Trois agents c’est trop peu car parfois on est confronté à des individus alcoolisés et ça peut se passer très mal. D’ailleurs normalement pour la moindre intervention on devrait être toujours deux mais là ce n’est pas possible, on fait donc appel à la gendarmerie, heureusement qu’ils sont là», souligne Frédéric.

«Pour bien faire il faudrait qu’on double notre effectif»

Il n’est donc pas étonnant de ne voir que rarement les policiers municipaux dans les rues de Langon. «Il suffit comme aujourd’hui qu’un de nous soit en récupération, un autre fasse le marché et donc finisse à midi, je me retrouve tout seul l’après-midi et comme il y a le courrier, les rapports à faire enfin de la paperasse, je ne peux pas patrouiller en ville», explique Pierrick.

Aux dernières nouvelles, il ne semblait pas d’actualité l’arrivée d’un quatrième agent, question de budget. «Pour bien faire il faudrait qu’on double notre effectif», ajoute Pierrick.

 

 

Langon, France

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Rédigé par SDPM

Publié dans #presse et sécurité

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