Le SDPM dans la presse : Bras de fer entre la Ville de La Baule et ses policiers municipaux : « Il y a un grand mal-être »
Publié le 11 Février 2026
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Le Syndicat de défense des policiers municipaux a annoncé lundi 2 février 2026 avoir été saisi par des agents de La Baule (Loire-Atlantique) pour des « dysfonctionnements relatifs à la gestion du temps de travail ». La Ville se défend de toute illégalité.
Presse-Océan - Malo Richard
Publié le 05/02/2026 à 14h34
Y a-t-il un malaise persistant au sein de la police municipale de La Baule ? Un peu plus d’un an après qu’un rapport du groupement interprofessionnel de santé au travail (Gist) a dressé un état des lieux inquiétant de la situation au sein de celle-ci, c’est le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) qui annonce, dans un communiqué daté du 2 février, avoir été saisi par les agents du service. En cause : des possibles dysfonctionnements relatifs à la gestion du temps de travail.
« Si c’est le cas, ce n’est pas légal »
Des dysfonctionnements déjà pointés du doigt par le cabinet d’audit indépendant mandaté par la Ville au début de l’automne 2024. Celui-ci avait alors recommandé une réorganisation en profondeur du service, notamment en matière de plannings et de temps de travail. D’après les agents qui m’ont sollicité et les éléments qu’ils m’ont fournis, il n’y a pas de cycle de travail réellement défini avec des horaires de travail fixes, précise Cédric Michel, Président national du SDPM qui souligne l’originalité de cette saisine. Généralement, le problème des policiers municipaux est surtout extérieur, par rapport à la délinquance et aux risques du métier. Pas aux dysfonctionnements internes.
Selon ce dernier, contacté par Presse Océan, une très grande partie des agents pointeraient du doigt le fait que ce soit le chef de la police municipale bauloise qui établirait des plannings tous les deux mois. Si c’est le cas, ce n’est pas légal et ne correspond pas à la définition des cycles de travail qui sont applicables à la fonction publique territoriale, poursuit Cédric Michel, qui a interrogé la collectivité à ce sujet par courrier en date du 12 décembre.
Une hypothèse qu’Éric Chapays, directeur général des services (DGS) à la mairie de La Baule depuis septembre 2024, dément. L’organisation du service est issue d’une réflexion concertée au sein d’un groupe de travail associant les chefs de service ainsi que des agents de la police municipale et des représentants syndicaux, assure celui qui est à l’initiative de l’audit réalisé auprès des policiers baulois il y a un peu plus d’un an. Les alertes qu’on a pu avoir concernant un supposé mal-être au sein du service ? On a pris des mesures, assure-t-il.
« Les plannings en vigueur validés à l’unanimité »
Pour ce qui est du délai de communication des plannings, ils sont diffusés d’une année sur l’autre. C’est-à-dire qu’un policier municipal qui travaille à La Baule sait le 4 février quels seront les jours de ses vacances d’été. Le DGS baulois tient par ailleurs à préciser que les plannings en vigueur ont été validés à l’unanimité par le comité social territorial le 4 décembre 2024 et que les plannings établis en 2025 ont été reconduits en 2026. Une grande majorité d’entre eux a exprimé le souhait de conserver l’organisation existante, poursuit Éric Chapays.
Comment expliquer alors la saisine du SDPM et deux lectures totalement différentes d’une même situation ?
Le DGS de la Ville de La Baule balaie tout surmenage au sein du service. C’est un service à qui l’on demande beaucoup, mais comme dans tout bon organisme public, on est soumis aux 1 607 heures, soutient-il. Ils (NDLR, les policiers municipaux) ne travaillent pas plus, mais différemment. Davantage en soirée et sur des quartiers un peu plus exposés. Une réflexion est d’ailleurs en cours sur la mise en place d’une équipe de nuit. Il y aura un débat interne.
Une procédure devant le tribunal administratif ?
La réponse de la Ville de La Baule apportée par son DGS n’a en tout cas, semble-t-il, pas convaincu Cédric Michel. Après en avoir pris connaissance, ce dernier annonce envoyer une mise en demeure officielle de se régulariser au niveau du temps de travail. Si la mairie n’entreprend pas les démarches adéquates, le syndicat de défense des policiers municipaux ne s’interdit pas d’entamer une éventuelle procédure devant le tribunal administratif. D’autres dysfonctionnements me sont remontés entretemps mais je n’ai pas encore fait la demande auprès de la mairie, ajoute Cédric Michel. Il y a un grand mal-être actuellement dans ce service, c’est évident.
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